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Qu'est ce qu'une start-up ? (précisément)

10/2/2021

Sommaire

“Je lance ma start-up”. C’est une phrase qu’il n’est pas rare d’entendre dans le monde de l’entreprenariat, mais que signifie-t-elle exactement ? On entend beaucoup parler du concept de start-up, et le mot en lui-même véhicule une certaine connotation, et s’accompagne d’une image que l’on a, à tort ou à raison, d’une certaine culture d’entreprise. 

Mais avant tout, une start-up, c’est un projet porté par de jeunes entrepreneurs, qui répond à une définition particulière.

Si vous faites partie de ceux qui aimeraient mieux comprendre le concept de start-up, ou bien si vous êtes intéressé vous-même et que vous souhaitez vous lancer dans l’aventure, cet article est fait pour vous. Qu’est-ce qu’une start-up ? Qu’est-ce qui différencie une start-up des autres entreprises ? Comment s’organiser et financer sa start-up ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

Qu’est-ce qu’une start-up : définition et histoire

Commençons par le commencement : qu’est-ce qu’une start-up, et d’où est-ce que ça vient ?

Définition

Une start-up, comme son nom l’indique, est une jeune entreprise innovante au fort potentiel de développement. En effet, voilà ce qu’on obtient si l’on décompose le terme pour le traduire :

  • Start : le verbe commencer en anglais. Le terme désigne la phase de démarrage d’une jeune entreprise à ses débuts.
  • Up : une postposition en anglais qui signifie “vers le haut”, et qui désigne le potentiel d’accélération et de croissance de l’entreprise.

La start-up, c’est littéralement la “jeune pousse”. 

La plupart du temps, les start-up sont des entreprises qui évoluent dans le milieu des nouvelles technologies, de l’information ou de la communication, et qui mettent à profit l’infinité des possibilités qu’offre Internet pour se développer le plus rapidement possible.

L’aspect innovant du projet porté par l’entreprise fait partie des piliers de la définition de la start-up.

Le dernier aspect de cette définition, c’est l’état d’esprit. La composition de l’équipe d’une start-up ne se fait pas au hasard : toute l’équipe est réunie autour d’un projet commun pour le porter. L’esprit d’équipe et l’engagement des membres de la start-up dans le projet est un élément clé pour la réussite d’une start-up, qui accorde beaucoup d’importance à la culture d’entreprise

Histoire

Le terme de start-up est d’origine américaine. Même si l’intérêt de la bourse pour les jeunes entreprises prometteuses remonte aux années 1920, c’est dans les années 1990 que le terme se popularise et que le concept s’affine, alors que les entreprises de nouvelles technologies fleurissent à travers le monde. 

En France, on commence par faire référence aux start-up à travers un terme traduit : les jeunes pousses. Seulement, le terme ne rencontre pas un fort succès, et est rapidement remplacé par le terme anglophone originel. 

C’est entre 1997 et 2001 que le concept de start-up rencontre son pic de popularité. Aujourd’hui, il est stabilisé et encouragé, notamment par l’Etat français, notamment à travers la Loi Macron du 6 août 2015, qui tend à favoriser la croissance des jeunes entreprises innovantes par des modifications juridictionnelles favorables. 

Qu’est-ce qui distingue une start-up des autres entreprises ?

Maintenant que nous avons donné la définition de la start-up, vous vous posez peut-être cette question : quelles sont les caractéristiques précises de la start-up ? Qu’est-ce qui distingue une start-up d’une autre jeune entreprise ?

Dans l’univers professionnel, et plus particulièrement dans le monde de l’entreprenariat, la start-up présente des caractéristiques bien particulières.

La prise de risque

Un projet est à l’origine de la création d’une start-up. Et la particularité de ce projet, c’est la prise de risque : le projet porté par une start-up est plus risqué que celui d’une entreprise plus classique, puisqu’il est innovant, et qu’il ne peut pas prendre appui sur le parcours d’une autre entreprise.

Le caractère éphémère du statut

Le but d’une start-up est de ne pas rester une start-up. Il s’agit d’un statut temporaire. Soit le projet échoue, auquel cas la start-up disparaît, soit le projet réussit, et alors l’entreprise évolue en une entreprise classique avec un modèle fixe qui a cessé d’évoluer.

Des besoins particuliers

Une start-up a des besoins importants en matière de financement. En effet, puisqu’elles ne génèrent pas ou peu de revenus au moment de leur lancement, elles doivent trouver de l’argent pour embaucher et s’équiper, etc… Puis, elles ont besoin de financement pour la phase suivante, qui est celle du développement. Puisqu’elles cherchent à se développer beaucoup et rapidement, elles ne peuvent pas compter uniquement sur leurs propres bénéfices pour se financer, faute de temps.

Une rentabilité élevée

On l’a déjà bien montré à travers la définition : une start-up a un fort potentiel de développement. Cela s’accompagne d’un fort potentiel de rentabilité. Certes, à ses débuts, une start-up perd plus d’argent qu’elle n’en rapporte. Toutefois, plus elle accélère, et plus elle est rentable.

A travers ces caractéristiques, nous comprenons bien qu’une start-up est bien différente d’une entreprise classique à ses débuts. Elle est innovante, et de fait son projet risque de ne pas fonctionner. Elle est à ses débuts, et projette de quitter l’état de start-up une fois stabilisée. Elle a besoin de soutien financier extérieur, et vise une croissance importante et rapide.

Le business plan d’une start-up

Comme n’importe quelle entreprise, une start-up doit établir un business plan, c’est-à-dire un document décrivant la stratégie financière et commerciale prévue par les porteurs du projet pour le mener à bien.

Dans le cadre d’une start-up, cette démarche d’établissement d’un business plan a pour intérêt premier de structurer le projet de création d’entreprise. Il doit être synthétique, efficace et assez convaincant pour de futurs investisseurs.

Le business plan d’une start-up doit :

  • Résumer le projet de manière synthétique
  • Définir un business model
  • Identifier et mettre en valeur les facteurs du succès à venir de l’entreprise
  • Identifier les compétences clés nécessaires à l’équipe
  • Construire une équipe qui réunit toutes les compétences clés

Puisque la start-up, par définition, est un projet d’innovation, il est très difficile de prévoir les chiffres d’affaires à venir. Puisque le principe même de projet est que personne ne l’a tenté avant, on ne peut pas s’appuyer sur le modèle d’une autre entreprise pour établir des prévisions. Il est presque impossible de se projeter en ce qui concerne les revenus futurs de l’entreprise.

C’est pour cette raison, entre autres, qu’il est très important qu’une start-up, au projet innovant, réalise un prévisionnel pour mettre un chiffre sur les besoins de financement du projet, qui sont importants. Ce prévisionnel sera déterminant pour aider à fixer un seuil de rentabilité.

Comment financer une start-up ?

Le financement d’une start-up est, évidemment, une étape absolument essentielle et déterminante dans la réussite du projet. Comme nous l’avons souligné, une start-up est une entreprise avec des besoins importants en matière de financement. 

Les fonds dont a besoin une start-up ont deux objectifs :

  • financer le lancement de l’entreprise
  • financer le développement rapide de l’entreprise. 

Le financement d’une start-up peut se faire de diverses manières :

  • par des apports en fonds propres des associés de la start-up ;
  • par des aides prévues pour le soutien aux start-up ;
  • par des emprunts bancaires ;
  • par des levées de fonds.

Parmi ces quatre solutions, les trois premières sont certes envisageables, mais sont la plupart du temps insuffisantes ou insatisfaisantes pour les besoins importants d’une start-up. C’est pour cette raison que les start-up ont plutôt pour habitude de se lancer dans des levées de fonds.

La levée de fonds : qu’est-ce que c’est ?

La levée de fonds est une technique de financement qui consiste à faire entrer des investisseurs dans le capital social d’une entreprise. C’est la technique de financement préférée des start-up.

La start-up s’adresse à de potentiels investisseurs, et leur présente son business plan afin de les convaincre de soutenir le projet financièrement. Tout l’enjeu des rencontres avec les potentiels investisseurs dans le cadre d’une levée de fonds est de réussir à prouver la valeur et la viabilité de son projet. C’est grâce au business plan, à la force de conviction des associés et à la composition de l’équipe que le but peut être atteint. Les potentiels investisseurs prendront leur décision en fonction de critères objectifs (la viabilité du projet) mais aussi en fonction de critères humains (la dynamique de l’équipe et l’état d’esprit porté et transmis par les associés).

En injectant des capitaux dans la start-up, les investisseurs permettent aux porteurs du projet de lancer leur start-up à ses débuts (c’est le capital d’amorçage) ou de la développer lorsqu’elle amorce sa phase de croissance (c’est le capital développement). 

En échange de son investissement, l’investisseur acquiert des parts de la start-up et/ou profite d’un bénéfice relatif au montant de son investissement lorsque la start-up décolle et commence à porter ses fruits du point de vue financier.

L’un des gros intérêts de la levée de fonds, c’est que la start-up ne s’endette pas. En effet, si la start-up opte pour l’emprunt bancaire, elle devra le rembourser selon un échelonnement qui ne sera pas forcément avantageux - sachant qu’elle n’a pas toujours les moyens d’anticiper sur le long terme. En revanche, avoir recours à des investisseurs supprime cet inconvénient.

Toutefois, les associés de la start-up doivent être vigilants : il n’y a pas toujours que des avantages à la levée de fonds. Il faut savoir le faire correctement. C’est le cas en particulier pour la levée de fonds pour le capital d’amorçage, aux débuts de la start-up. A ce moment-là, la valorisation de l’entreprise est encore faible. Si un investisseur investit une somme trop importante, alors les associés peuvent voir leur participation fortement diluée, ce qui peut compliquer d’autres levées de fonds ultérieures.

Quel est le statut juridique d’une start-up ?

Quel est le statut juridique d’une start-up ? Voilà une question très intéressante, que beaucoup se posent, et qui est importante pour bien comprendre ce qu’est une start-up.

Une start-up n’est pas une forme juridique à part entière.

C’est tout simplement un terme générique employé par les professionnels pour désigner une entreprise axée sur l’innovation.

Il est donc nécessaire, dans le cadre de la création d’une start-up, de choisir une forme juridique adaptée. La plupart du temps, la forme juridique la plus adaptée au projet de start-up est la Société par Actions Simplifiées (SAS).

Il s’agit d’une forme très flexible qui permet à l’entreprise de s’organiser avec beaucoup de liberté, qu’il s’agisse des aspects administratifs ou des aspects financiers, notamment en ce qui concerne les levées de fonds.

Pour un porteur de projet en France actuellement qui souhaite se lancer dans la création d’une entreprise innovante, la forme SAS est celle que nous recommandons le plus volontiers.

Si vous êtes concernés par cet article à titre personnel, et que vous souhaitez vous lancer dans la palpitante aventure de la start-up, nous vous souhaitons bonne chance et vous apportons tous nos encouragements ! Certes, la prise de risque est l’une des caractéristiques principales de la start-up. Mais un projet solide, une équipe motivée et compétente et une bonne organisation peuvent porter des fruits, et votre projet peut rencontrer le succès.


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