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Comment tester son activité avant de se lancer ? 

5/1/2021

Sommaire

Lorsque l’on veut lancer sa propre entreprise, avoir une bonne idée, c’est un bon début. Mais cela ne suffit pas : il faut s’assurer de la viabilité de son activité avant de se jeter dans le grand bain.

Au moment de la création de son entreprise, un entrepreneur a à sa disposition plusieurs façons de tester son activité. Grâce à cette phase de test, l’entrepreneur pourra voir si son entreprise fonctionne comme il l’espérait. Il pourra repérer ses points faibles, faire des ajustements, apprendre de ses erreurs… C’est seulement une fois cette phase de test passée que l’entrepreneur pourra valider son projet en toute confiance.

Nous avons identifié trois solutions pour tester son activité avant de se lancer, que nous vous proposons dans cet article : tester son activité dans une couveuse d’entreprises, avoir recours au portage salarial avant de se lancer, et commencer son activité sous le régime micro-entreprise.

La couveuse d’entreprises

Qu’est-ce qu’une couveuse d’entreprises ?

Une couveuse d’entreprises est une structure qui rassemble des entreprises à l’état de projet. Les porteurs de projets s’y rassemblent, et y profitent d’un dispositif d’accompagnement qui les guide dans les prémisses de la vie de leur entreprise.

La couveuse d’entreprises porte bien son nom : comme le nouveau né qui est bien au chaud et en sécurité dans sa couveuse, une entreprise qui voit le jour pour la toute première fois se verra protégée par une structure plus grande qui lui apportera une sécurité supplémentaire, avant qu’elle ne vole de ses propres ailes.

Au sein d’une couveuse d’entreprises, l’entrepreneur pourra tester son projet avant même de créer officiellement son entreprise. Et ceci, bien sûr, en parfaite légalité : la couveuse d’entreprise apporte un hébergement juridique.

Mais l’hébergement juridique se trouve n’être que l’un des nombreux services que propose une couveuse d’entreprise la plupart du temps. Un porteur de projet qui rejoint une couveuse d’entreprises pourra y bénéficier d’un accompagnement personnalisé, d’un coaching par des professionnels. De plus, de nombreux outils sont à la disposition des futurs entrepreneurs pour leur permettre de développer au mieux leurs idées dans les meilleures conditions possibles. 

Le but de la couveuse est, bien sûr, que le nouveau-né gagne assez de force pour continuer sa vie dans le vaste monde. L’entrepreneur aura acquis suffisamment d’expérience et de stabilité pour quitter la couveuse d’entreprises et créer son entreprise avec son propre statut juridique. 

Par quel type de contrat est-on lié à une couveuse d’entreprises ?

Le porteur de projet conclut avec l’entreprise un contrat de type CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise). Il s’agit d’un contrat de maximum 12 mois. Ce contrat peut être renouvelé au maximum deux fois.

Le contrat prend fin automatiquement lorsque le futur entrepreneur décide qu’il est prêt à voler de ses propres ailes. A ce moment-là, il crée sa propre entreprise, il sort du dispositif CAPE, et le contrat est rompu.

Quels sont les frais engendrés par le recours à la couveuse d’entreprises ?

Au niveau des coûts, cela ne se passe pas de la même manière en fonction de la couveuse d’entreprises dont il est question. Certaines couveuses d’entreprises facturent des frais de gestion qui sont calculés sur le chiffres d’affaires de l’entreprise en test. 

De même, en ce qui concerne la rémunération du futur entrepreneur et les cotisations sociales, le calcul s’effectue essentiellement par rapport au chiffre d’affaires de l’entreprise en test. S’il s’avère que le chiffre d’affaires de l’entreprise est suffisant, alors l’entrepreneur se voit verser une rémunération. De même pour les cotisations sociales : si le chiffre d’affaires de l’entreprise est suffisant, alors l’entrepreneur cotise au régime général de la sécurité sociale.

Cette solution est probablement celle que nous recommanderions à un jeune entrepreneur qui a besoin d’être accompagné et de gagner en assurance et en expérience avant de se lancer. Il faut, bien sûr, trouver une couveuse d’entreprise qui convienne à votre projet, avec un état d’esprit qui corresponde au vôtre. L’aspect humain est très important dans ce genre de structures, où la confiance est la clé du succès.

Le portage salarial

Cette deuxième solution ne s’applique pas à tous les types d’entreprises. Elle s’applique plus particulièrement aux entrepreneurs qui vendent des prestations intellectuelles, et qui effectuent des missions plutôt courtes (soit à court terme, soit à moyen terme). 

Comment fonctionne le portage salarial ?

Le portage salarial est une technique de plus en plus populaire : en France, le recours au portage salarial augmente de 10 à 15% chaque année ces dernières années.

Le principe est simple : il s’agit d’un contrat tripartite (ce qui signifie que trois parties sont engagées dans le contrat). 

  • La première partie est l’entrepreneur. C’est lui qui va effectuer la prestation, dans la plus grande autonomie, par ses propres moyens. Mais pour cela, il va d’abord signer un contrat avec une autre entreprise.
  • La deuxième partie est l’entreprise de portage. Il s’agit d’une entreprise plus grande et plus stable, par laquelle notre entrepreneur débutant va passer pour effectuer ses prestations. L’entrepreneur est sous contrat avec cette entreprise de portage (un contrat ponctuel ne concernant que la mission en question), ce qui lui donne un statut à mi-chemin entre indépendant et salarié.
  • La troisième partie est le client. Il signera le contrat de prestation avec l’entreprise de portage, mais c’est bien l’entrepreneur qui effectuera la prestation pour lui. 

Quel est l’intérêt du portage salarial ?

Avec le portage salarial, tout le monde trouve son compte, y compris l’entreprise de portage. Le client paye l’entreprise de portage pour la prestation, puis cette dernière paye l’entrepreneur qu’elle accompagne sous forme de salaire. Toutefois, elle garde sur le montant de la prestation une commission de 5 à 15% de la note.

Quant à l’entrepreneur qui a recours au portage salarial, il a également tout intérêt à faire ce choix. En effet, c’est une solution particulièrement adaptée aux petits entrepreneurs débutants qui n’ont pas encore beaucoup de visibilité, et qui ont du mal à trouver des clients seuls. En passant par une entreprise de portage, ils profitent de la visibilité et de la base de clients d’une entreprise bien établie. 

Petit à petit, à force de missions et de contact avec les clients, l’entrepreneur pourra se faire sa propre base de clients, et décrocher des missions supplémentaires en autonomie. Il pourra alors gagner assez de force pour se lancer seul à 100%.

Là encore, nous vous proposons une solution qui vous permettra non seulement de vous lancer progressivement, mais également de tester votre entreprise sans risque, avec toujours un filet de sécurité pour vous rattraper en cas de problème. Le portage salarial n’est pas un accompagnement formateur comme la couveuse d’entreprise, mais c’est un très bon moyen de se former une clientèle à soi, avec des risques minimes, avant de se lancer !

Démarrer avec une micro-entreprise

Cette troisième solution est un peu différente des deux premières. En effet, il ne s’agit plus de tester son projet avant de se lancer, mais bien de créer son entreprise directement. Toutefois, le régime de la micro-entreprise est très facile à gérer du point de vue administratif. Cela peut permettre au nouvel entrepreneur de se faire la main sans beaucoup de contraintes, avant de décider de créer une société.

Comment créer sa micro-entreprise ?

L’un des gros intérêts de la micro-entreprise, c’est que sa création est extrêmement simple et rapide. Il suffit simplement de faire une déclaration de création d’activité, en passant par Internet. Puis, l’entrepreneur doit faire immatriculer sa micro-entreprise au RCS : la démarche est gratuite.

Pour fermer une micro-entreprise aussi, facilité et rapidité sont les mots d’ordre. Si, après une période de test, le micro-entrepreneur estime que son entreprise est un échec, il peut la faire fermer très rapidement, et toujours gratuitement. Il suffit de remplir une déclaration de radiation d’entreprise. Il faudra, si c’est nécessaire, déclarer les revenus encaissés depuis la dernière déclaration avant la cessation de l’activité.

Quels sont les frais de fonctionnement d’une micro-entreprise ?

Il n’y a quasiment aucun frais de fonctionnement pour une micro-entreprise. Les frais de fonctionnement d’une micro-entreprise sont quasiment inexistants. Pour commencer, il n’est pas toujours obligatoire d’avoir un compte bancaire dédié à l’entreprise. Avoir un compte bancaire dédié à l’entreprise est obligatoire uniquement dans les deux cas suivants :

  • Lorsque la micro-entreprise encaisse plus de 10.000€ de recettes en un an ;
  • Lorsque ces 10.000€ de recettes par an concernent au moins deux années consécutives.

En ce qui concerne les autres frais, ils sont très limités aussi, et ne concernent que certaines situations particulières. Par exemple, les seules obligations comptables d’une micro-entreprise étant très limitées (tenir un livre de recettes, et un registre des achats pour les activités de négoce), il n’est pas nécessaire pour une micro-entreprise d’avoir recours à un expert-comptable.

Quels sont les coûts fiscaux et sociaux d’une micro-entreprise ?

Les coûts fiscaux et sociaux d'une micro-entreprise dépendent des recettes encaissées. En ce qui concerne les cotisations sociales et les impôts sur les bénéfices, la façon de procéder est la même pour une micro-entreprise : tout est calculé en fonction des recettes de l’entreprise pendant l’année. A partir du calcul des recettes encaissées, un taux fixe est appliqué. 

Cela signifie donc que, par exemple, si une micro-entreprise ne génère aucun chiffre d’affaires, alors elle n’aura rien du tout à payer, qu’il s’agisse des impôts sur les bénéfices ou des cotisations sociales. 

Pendant la première année civile de son activité, une micro-entreprise n’est pas redevable de la cotisation foncière des entreprises. Cela fait donc une charge financière en moins pendant la première année, qui est souvent la plus délicate financièrement, et celle pendant laquelle un entrepreneur fait ses armes.

Choisir de tester son activité avec une micro-entreprise peut aussi être une excellente option. Certes, il n’y a pas d’accompagnement par une structure comme pour la couveuse d’entreprise, ni de collaboration avec une plus grosse entreprise comme pour le portage d’entreprises. En revanche, si vous ne ressentez pas le besoin d’être accompagné, et que vous voulez vous lancer seul dès le début, la micro-entreprise présente tellement peu de risques qu’il s’agit de la meilleure façon de tester son entreprise en étant indépendant.

Comment choisir entre ces trois solutions ?

La couveuse d’entreprise : elle est particulièrement adaptée aux porteurs de projet qui veulent apprendre les bases de leur métier et être encadrés et formés avant de se lancer.

Le portage salarial : il est particulièrement adapté aux porteurs de projet qui n’ont pas assez de visibilité et qui veulent profiter de celles d’une entreprise plus grosse pour se faire connaître et se composer une clientèle avant de se lancer.

La micro-entreprise : elle est particulièrement adaptée aux porteurs de projet qui ne souhaitent pas d’encadrement ou de collaboration, mais qui souhaitent se lancer seuls et créer leur entreprise tout en prenant un minimum de risques.

En fonction de vos besoins et des particularités de votre projet, renseignez-vous plus avant afin de savoir si l’une de ces solutions est plus adaptée que les autres pour vous. Nous vous souhaitons bonne chance, et tout le succès possible pour votre projet !

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